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L’école monétariste

Années 60 à aujourd’hui

L’analyse monétariste s’est développée à la fin des années 1960, en opposition au keynésianisme. Les monétaristes condamnent les politiques « laxistes » de l’État en matière monétaire et budgétaire. Elles n’ont à long terme aucun effet sur l’activité économique mais sont source d’inflation qui est un phénomène strictement monétaire. Les monétaristes, en particulier l’économiste américain Milton Friedman, préconisent une progression annuelle de la masse monétaire calquée sur la croissance. Le volume de la monnaie en circulation (la « masse monétaire ») doit être suffisant pour financer les transactions correspondant à l’activité économique d’un pays. Pas plus pas moins.

En France, Jacques Rueff (1896-1978), économiste et haut fonctionnaire, reprendra l’idée selon laquelle « La monnaie est le carburant qui alimente toujours l’inflation ». Qualifié de « monétariste métalliste », il estimait que le meilleur moyen de maîtriser la masse monétaire était de revenir à l’étalon-or (la valeur des monnaies est évaluée en fonction de sa valeur en or. Le métal jaune est alors l’« équivalent général ») abandonné en 1944.

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