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Loi LAGARDE - Une loi pour mettre fin aux abus et aux excès du crédit à la consommation et prévenir le surendettement
Depuis 20 ans, il y a eu beaucoup de lois sur le surendettement mais aucune pour empêcher d’y tomber. Avec mon projet de loi, je veux au contraire m’attaquer aux pratiques de distribution du crédit à la consommation pour empêcher les abus et les excès. Le crédit, c’est comme le cholestérol, il y a le bon et le mauvais crédit. Je veux remettre de l’ordre et chasser le mauvais crédit.
Christine LAGARDE
Entrée en vigueur des mesures pour supprimer les abus et les excès du crédit à la consommation (nouvelles sécurités à l’entrée en crédit, mesures sur les crédits renouvelables et les cartes de fidélité).
Entrée en vigueur des mesures pour protéger, accompagner et faciliter le rebond des personnes qui ont des difficultés d’endettement.
Entrée en vigueur (i) des mesures qui encadre la publicité pour le crédit à la consommation et (ii) de la possibilité pour les consommateurs de choisir leur assurance emprunteur.
Aujourd’hui des mensualités très basses sur certains crédits renouvelables peuvent cacher des durées de remboursement très longues et donc un montant très élevé d’intérêts payés par les consommateurs. A compter du 1er mai 2011, chaque échéance d’un crédit renouvelable devra obligatoirement comprendre un remboursement minimum du capital emprunté. Les crédits de moins de 3 000€ devront obligatoirement se rembourser en moins de 3 ans ; ceux de plus de 3 000€ en moins de 5 ans.
A compter du 1er mai 2011, obligation en magasin d’offrir le choix aux consommateurs entre crédit renouvelable et crédit amortissable (pour les demandes de crédit d’un montant supérieur à 1 000€).
A compter du 1er mai 2011, la loi LAGARDE oblige les banques à :
A compter du 1er mai 2011, les cartes de fidélité qui exigent une utilisation à crédit seront interdites. Les avantages commerciaux promotionnels ne pourront plus être subordonnés à l’utilisation à crédit d’une carte de fidélité. Toutes les cartes de fidélité devront comprendre une fonction paiement au comptant, qui sera activée en priorité. Pour activer la fonction crédit, il faudra obligatoirement une démarche active du consommateur pour donner son accord. Le consommateur qui s’endort au volant de sa carte de fidélité ne tombera plus en crédit.
Depuis le 1er septembre 2010, la loi LAGARDE a interdit dans les publicités pour du crédit à la consommation les mentions qui suggèrent qu’un crédit améliore le budget de l’emprunteur. La loi oblige de faire figurer le véritable taux d’intérêt du crédit dans une taille au moins aussi importante que le taux d’intérêt promotionnel.
La loi LAGARDE a supprimé – à compter du 1er septembre 2010 - la disposition législative qui autorisait les banques, à l’occasion d’une demande de crédit immobilier, à imposer au consommateur d’adhérer au contrat d'assurance emprunteur qu’elles commercialisent.
Depuis le 1er novembre 2010, la loi LAGARDE a divisé par 2 les durées d’inscription au FICP de 10 à 5 ans dans le cas d’un plan de remboursement suite à une procédure de surendettement si le débiteur s’acquitte de ses obligations et de 8 à 5 ans suite à une Procédure de rétablissement personnel. La loi a également raccourci les plans de surendettement de 10 à 8 ans.
Depuis le 1er novembre 2010, la loi LAGARDE a divisé par trois la durée de 95% des procédures de rétablissement personnel en donnant pouvoir aux commissions de surendettement pour recommander au juge des mesures d’effacement total de dette en cas d’insuffisance d’actifs. La loi a également raccourci de 6 à 3 mois le délai dont dispose la Banque de France pour décider de l’orientation d’un dossier de surendettement.
Depuis le 1er novembre 2010, la loi LAGARDE suspend les procédures d’exécution contre les biens des débiteurs dès la recevabilité d’un dossier de surendettement pour que la procédure de surendettement soit le temps de l’accompagnement et non celui du harcèlement. Les banques n’ont plus le droit de fermer des comptes bancaires du seul fait que la personne entre en surendettement. Être propriétaire de son logement n’est plus un motif justifiant à lui seul le rejet de la recevabilité d’un dossier de surendettement
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